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Sports

28-03-2009

Un portrait d'une championne, Rose-Marie Côté

biathlon

Un bref aperçu de la vie de compétition de notre championne, Rose-Marie Côté

« Je suis arrivée à destination, au camp Canmore, en Alberta, le 9 janvier en soirée. Étant donné que cette région est en altitude, les entraînements au tout début étaient surtout axés sur l'adaptation et l'exploration (au climat, aux conditions de ski, au parcours, au champs de tir, etc.). Les trois premières courses étaient des courses de sélection pour faire partie de l'équipe nationale, donc de s'assurer d'une place pour les championnats du monde Junior qui ont lieu une semaine plus tard.

Le 17 janvier (course de sélection), c'était la première course de type sprint 6 Km (3 tours, 2 tirs couché-debout). Malheureusement, en raison de mon médiocre tir (6 sur 10) et de mon stress, je me positionne en 8e place ce qui n’est pas suffisant. Le jour suivant, le 18 janvier, se disputait la deuxième course de sélection de type poursuite 7,5 Km (5 tours, 4 tirs Couché couché debout debout). Une fois de plus, mon tir n’a pas été très bon (9 sur 20) mais mon ski quant à lui était très bien. Finalement, croyant que mes chances étaient perdues, la dernière course fut très bonne. Celle-ci était aussi de type sprint. J’ai effectué un tir presque parfait avec un 9 sur 10 en manquant la dernière de toutes de mes cibles. Je  mérite donc une 3e place et je me taille une place sur l’équipe national. J’étais vraiment énervée. C’était comme si un rêve venait de se réaliser, une corde de plus à mon arc.

Les courses de niveau International (championnat du monde) devaient avoir lieu une semaine plus tard (29-31 janvier, 1-3 février). Durant cette semaine, il nous a été possible de nous entraîner avec Biathlon Canada et de voir les équipes des autres pays. La première course était une individuelle 10 Km (5 tours, 4 tirs Couché debout couché debout). Chaque cible manquée correspond à 1 minute de pénalité au temps final. Ce jour-là, j’étais la toute première à partir. Je n’étais pas du tout stressée puisque je n’étais pas dans ma catégorie (je courais avec les 17-18 ans et je viens seulement d’avoir 16 ans… j’étais la plus jeune compétitrice). Je n’avais rien à perdre! Finalement, j’ai terminé 32 ieme sur environ 42 avec un médiocre tir de 13 sur 20. La deuxième course de type sprint s’est beaucoup mieux passée. J’ai terminé au 26ieme rang avec un tir de 7 sur 10. La troisième course quant à elle, était de type poursuite 7,5 km (couche-couche-debout-debout). Le départ se détermine selon le rang que tu es arrivé au sprint. Dans mon cas, je suis arrivé 26e avec 2 min. 30 derrière la 1re. Ce jour-là, je suis partie 26ieme avec 2 min. 30 d’handicape donc le temps n’est pas enlevé à la fin de ma course. La première fille qui traverse la ligne… elle gagne la course. Chaque personne que tu dépasse c’est une position de plus de gagnée. Dans mon cas, j’ai commencé la course en 26e position et j’ai terminé en 26e position avec un tir de 16 sur 20. Il faut donc bien faire au sprint pour s’assurer une bonne position à la poursuite.

 
Deux jours plus tard, c’était le relais. J’était la première a partir et cela me stressait beaucoup. À la ligne de départ, j’ai regardé ma montre et m’indiquait que mes pulsations était à 150 battements par minute. J’étais très énervée. Le départ est donné et je réussi à me tailler une belle position en milieu de peloton. À mon premier tir, je réussi 3 cibles sur 5. En utilisant 2 balles supplémentaires sur 3, j’atteinds les deux dernières cibles. À ce moment, nous étions en 7 ieme place sur 9 équipes. À mon dernier tir (debout) j’atteinds rapidement mes 5 cibles du premier coup ce qui nous hisse en 6ieme place. Finalement, mon dernier tour en ski était rapide puisque je réussi à dépasser la 5ieme équipe. Enfin je donne le relais à ma coéquipière. Un relais se compose de 3 filles. Nous terminons finalement en 6ieme position ce qui nous permet de passer à la cérémonie des fleurs».
 
Nos félicitations à Rose-Marie pour sa sélection et bonne chance dans le futur.
 

Par Aubert Samson, enseignant au PALS et Rose-Marie Côté, élèves du PALS

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