Patrick Boutin : Lancer et attraper !
Depuis l’âge de cinq ans, Patrick Boutin prend plaisir à lancer, frapper et attraper des balles de baseball. Avec les années, l’activité est devenue une véritable passion. Dès le début de ses études secondaires, il s’est inscrit au programme Sports-Études baseball des PALS. Aujourd’hui, on ne tarit pas d’éloges le talent de ce receveur de la formation Bantam AA des
Monarques des Seigneuries.
L’été s’est terminé en beauté pour toi. Quelques mots sur ta brillante performance aux Championnats canadiens 2007.
J’ai obtenu la meilleure moyenne offensive dans la catégorie Bantam. J’ai également reçu une bourse de 500 $ de la Banque Laurentienne. Je me suis vraiment surpassé durant ce tournoi.
As-tu d’autres beaux moments qui te viennent en tête ?
Les championnats provinciaux que nous avons remportés, il y a deux ans. Cette victoire m’a permis de me rendre aux Championnats canadiens. Malgré notre défaite en finale, j’ai adoré cette expérience. À ce moment, je n’étais pas encore un joueur qui se faisait remarquer. Cette expérience m’a vraiment donné de la confiance en moi.
On t’a également vu sur le terrain avec Les Capitales de Québec ?
C’était l’été dernier pour le réchauffement des lanceurs avant les parties. C’était une idée de mon entraîneur, Jean-Philippe Roy, qui est également instructeur adjoint de cette équipe. J’ai aimé ça. C’est sûr que la balle arrive beaucoup plus rapidement.
Qu’est-ce qui fait qu’un receveur est meilleur qu’un autre ?
Le bon receveur est celui qui a confiance en lui et, surtout, qui n’a pas peur de se mettre devant la balle pour l’attraper… Avec les Capitales, il y a des tirs qui filent à 90 milles à l’heure !
Est-ce que tu considères que la formule Sports-Études t’aide beaucoup à évoluer dans ton sport ?
Oui, ça fait vraiment une différence. J’ai la chance de pouvoir pratiquer douze mois par année. Je n’ai pas l’impression de devoir tout recommencer dès la fin de l’hiver. Je suis toujours prêt pour jouer. Je peux ainsi maintenir mon niveau et même m’améliorer. De plus, on participe à des compétitions à l’extérieur. On se rend d’ailleurs à New York bientôt et, probablement, en Floride en février.
Sur le plan scolaire, est-ce facile de réussir ?
J’entame ma 4
e secondaire et, si je me fie aux années précédentes, je suis persuadé que tout ira bien. Quand je dois m’absenter durant dix jours par exemple, l’entraîneur nous donne une semaine pour reprendre le rythme de nos études. Cela nous donne le temps d’apprendre ce que l’on a manqué.
Au fait, quelle matière scolaire aimes-tu le plus ?
Les maths !
L’entraînement d’un joueur de baseball, ça se résume à quoi ?
On profite du beau temps jusqu'à ce que s’installe l’hiver. On pratique à l’extérieur sur le terrain à Saint-Jean-Chrysostome. Quand il commence à faire plus froid, on s’entraîne à l’intérieur. On fait de la musculation, de la course, lance et frappe des balles dans des cages en tissus, fait de la biométrie pour être agile des pieds et des exercices d’agilité pour les mains.
Quel serait l’exploit que tu souhaiterais relever ?
Ce serait de faire partie de l’équipe Canada junior. Elle réunit les meilleurs joueurs de moins de 18 ans au Canada. Cette équipe rivalise contre des équipes d’autres pays. C’est une grosse compétition !
Est-ce que faire partie des lignes professionnelles de baseball est l'un de tes projets d’avenir ?
Je crois qu’il faut être réaliste : très peu de Québécois sont recrutés pour jouer dans ces équipes. Cela dit, j’aimerais bien poursuivre mes études en
Techniques policières.
Tout en continuant à jouer au baseball ?
Évidemment !
Par Marlène Lebreux, Communications CSDN