Skip to content.
 

 

Rose-Marie Côté, biathlète


Rose-Marie Côté prend le chemin de l’École Pointe-Lévy tous les matins. Mais ses après-midi, elle les consacre à ses entraînements de biathlon. Sa détermination et sa persévérance portent fruit. L’hiver dernier, les exploits de la « biathlète » de 14 ans ont fait voir l’audace et la fougue qui animent toute championne !

Le parcours d’une championne !Quatre premières places aux Championnats canadiens cadets au Yukon, deux fois première aux Championnats canadiens civils, à Charlo, au Nouveau-Brunswick – devançant des rivales évoluant dans la catégorie des 15-16 ans ! – et bonne première au classement cumulatif des pointages obtenus lors de tes participations aux Coupes du Québec. Quelle belle saison de performances ! Depuis quand pratiques-tu le biathlon ?
J’ai chaussé ma première paire de skis à l’âge de quatre ans. J’ai toute de suite apprécié le contact avec la nature que me permettait la pratique de ce sport. J’ai commencé le biathlon, il y a trois ans. Ma mère avait fait la connaissance d’un entraîneur. J’ai essayé… Et j’ai aussitôt aimé ça ! Cela fait maintenant deux ans que je fais partie de l’équipe du Québec.

Qu’est-ce qui te motive à te surpasser dans ce sport ?
La combinaison du ski et du tir. Le biathlon fait appel à la concentration et à la précision et exige beaucoup d’effort physique. Une fois la course terminée, je ressens un réel sentiment de satisfaction.

Séance de tirsTu es en 3e secondaire dans les Programmes Arts, Langues et Sports (PALS). Cela dit, est-il difficile de concilier les études et les entraînements ?
Il est vrai que parfois il peut être tentant de vouloir rester devant la télévision plutôt que d’aller faire ses devoirs ! Mais, je suis en Sports-Études depuis ma 6e année du primaire et je ne trouve pas cela si difficile. J’accorde beaucoup d’importance à mes résultats scolaires. L’année dernière, je suis partie un mois afin de participer à des compétitions. À mon retour, j’avais pas mal de devoirs à faire ! Mais, après une semaine, tout était beau. J’ai assisté à des ateliers de récupération. Puis, les enseignants m’avaient préparé des travaux à faire et étaient disponibles pour répondre à mes questions.

Comment se déroulent quotidiennement tes entraînements au Club de biathlon Courcelette de Québec ?
Durant l’année scolaire, je passe mes après-midi au Centre Myriam Bédard. Là-bas, on tire, on skie, on fait de la musculation… Environ 20 minutes par jour, j’effectue du tir à sec, c’est-à-dire sans balle. On ne fait que viser dans une cible en papier. Durant l’été, je participe à des camps d’entraînement. Je m’adonne au ski à roulettes, au kayak, au vélo et à la course.

Est-ce que c’est un sport dispendieux ?
Oui. Une bonne carabine coûte plus de 4 000 $. Les bottes, 300 $. Les skis, entre 300 et 500 $. On en possède différentes paires selon les températures et les niveaux de neige sur les pistes. Il y a aussi les bâtons, les vêtements… Donc, l’aide de commanditaires est des plus appréciés. Il faut produire notre CV et aller se présenter aux gens. Il ne faut pas se décourager. Cette année, la boutique JH Lamontagne à Lévis, la compagnie Rossignol et la Caisse populaire Desjardins des Affluents m’ont grandement aidée. J’ai également reçu des bourses des fondations nordiques, d'athlète de l'excellence du Québec, BSR ainsi que des Caisses Desjardins.
Jusqu’au bout...
Est-ce que tu espères qu’un jour ton sport t’amènera à visiter d’autres pays ?
Oui. Mon défi à court terme serait d’obtenir ma place sur l’équipe nationale pour participer aux Championnats du monde. À long terme, j’espère me rendre aux Jeux olympiques… Et gravir l’une des marches du podium ! Mais je sais que c’est encore loin. Il va falloir que je fasse des efforts. Puis, à l’école, je suis en anglais avancé. Je tiens à améliorer mon anglais pour converser avec des athlètes d’autres pays.

C’est peut-être un peu tôt, mais, côté carrière, as-tu des projets en tête ?
Plus tard, j’aimerais continuer à être à l’affût de ce qui touche le monde du biathlon en devenant entraîneure pour des athlètes. De plus, j’aimerais bien étudier pour devenir enseignante au primaire. Je suis attirée vers une profession qui m’amènera à être en interaction avec les jeunes.


Par Marlène Lebreux, Communications CSDN
Tous droits réservés Commission scolaire des navigateurs | Site Web L3interactive | Connexion